Saturday, July 16, 2011

VOICI CE QU'IL DENONCAIT HIER! QUAND EST IL AUJOURD'HUI ?

Colloque/ RDC:" Élections sous haute tension : Défis et enjeux" Le point de vue de l'APARECO

by Apareco Rdcongo on Tuesday, May 17, 2011 at 1:54pm
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Texte distribué lors du colloque sur la République démocratique

du Congo à l’Assemblée nationale à Paris le lundi 16 mai 2011




A l'invitation de Noël Mamère, député de Gironde / France


Mesdames, Messieurs,

L'Alliance des patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) est une plate forme politique de résistance congolaise contre l'occupation étrangère, le pillage des ressources minières et le processus de balkanisation du territoire national de la RDC. Sous la direction de son président national, Monsieur Honoré Ngbanda Zambo ko-Atumba, l'APARECO s'inscrit dans la voie de la résistance patriotique.

Les sujets à l'ordre du jour de ce colloque ne pourront pas être traités efficacement sans une analyse objective de la situation réelle de la RDC, tant sur le plan politique, militaire et sécuritaire. Depuis l'agression militaire en octobre 1996, par la coalition de plusieurs armées étrangères de certains pays voisins, la RDC connait une situation politique, sécuritaire et humanitaire dramatique avec 5 millions des victimes selon les chiffres les moins pessimistes.
Plusieurs accords ont été conclus, les rencontres politiques organisées, les opérations militaires concoctées en vue de résoudre la crise qui sévit dans la partie orientale de la RDC, à savoir : L'Accord de Lusaka, la Conférence internationale sur la région des Grands lacs, l'Accord tripartite, l'Accord de Nairobi, l'Accord d'Addis Abeba, la Table ronde pour la paix et le développement au Kivu, les Opérations Umoja wetu I et II, l'Opération Amani leo, les Opération kimia I et II, etc. Force est de constater que toutes ces initiatives n'ont apporté ni la paix, ni la sécurité, ni la stabilité, ni la démocratie !

Franchement posons-nous la question, quelles sont les raisons de cet échec ? Si la communauté internationale continue de faire sa "politique de l’Autruche", c'est-à-dire, à ne voir que ce qu'elle veut bien voir et à n'écouter que ce qu'elle veut bien écouter, il n'y aura aucune paix durable ! Aujourd'hui comme hier, d'aucuns continuent volontairement ou involontairement - nous disons à dessein - à faire un mauvais diagnostic des raisons de cette crise.
Ces gens considèrent l'incapacité de l'État congolais à assumer ses fonctions régaliennes de sécurité intérieure et extérieure, à exercer son autorité sur l'ensemble du territoire national comme étant simplement l'incompétence du gouvernement actuel. A tort, ces gens s’imaginent que les prochaines élections de décembre 2011 apporteront une solution à cette situation. Que les étrangers puissent penser ainsi c'est une chose, mais que certains congolais souscrivent à cette idée là c'est soit de l'irresponsabilité, soit de l'insouciance, soit de l’égoïsme. Cela est grave !
Faut-il le rappeler, un mauvais diagnostic de la maladie ne conduit-il pas à un mauvais traitement, alors qu'un bon diagnostic conduit à un bon traitement. Ici, je voudrais m'appuyer sur un récent rapport de l’ONG Refugees International daté du 20 avril 2010 et intitulé : « RD Congo : retours compromis dans les zones instables » http://www.refugeesinternational.org/sites/default/files/041910%20french.pdf . Que dit ce rapport :


(…) "Depuis un an, la stratégie militaire du CNDP a également été guidée par un désir de s'emparer et de rassembler des pâturages dans le territoire de Masisi.


En plus de ces intérêts territoriaux, le CNDP cherche à garantir des caractéristiques démographiques avantageuses pour ses supporteurs hutu et tutsi, appelés "rwandophones" en politique. Grace à des tactiques d'intimidation, le CNDP a réussi à forcer dehors la majorité des non-rwandophones de villes auparavant hétérogènes ethniquement, par exemple Rubaya et Mushake.

Lors d'une mission récente au Nord Kivu, refugees International a appris que des rwandais essayaient de se faire passer pour des réfugiés congolais rentrant chez eux, dans les des zones sous la protection du CNDP.

A Bwiza, un représentant du CNDP a rapporté à RI qu'approximativement 5000 réfugiés spontanément étaient arrivés dans sa localité en provenance de camps du HCR au Rwanda. cependant, des sources locales ont appris à RI que plus de la moitié de cette population est en fait constituée de hutu rwandais, ce qui crée un doute sur le fait qu'il s'agisse bien de réfugiés rentrés chez eux étant donné que seuls des Tutsi congolais vivent dans les camps au Rwanda.

Les mouvements de population depuis le Rwanda semble renforcer le contrôle du CNDP à travers le territoire de Masisi ainsi que leur place aux élections locales prochaines. La proposition de création de différents niveaux de conseils et autres institutions administratives donnerait davantage d'autonomie et d'influence au CNDP sur les chefs traditionnels et d'autres groupes ethniques. Historiquement, on ne connait pas de terre ancestrale aux Tutsi et Hutu dans l'Est de la RDC. Ils ont par conséquent du vivre en tant que visiteurs, sous l'autorité des chefs coutumiers d'autres groupes ethniques. Cependant, grâce à sa stratégie pour le contrôle des terres et mouvement de population, le CNDP vise à créer des zones de facto indépendantes. Selon le HCR, le nombre de réfugiés dans les camps officiels au Rwanda n'a pas diminué. Le gouvernement rwandais tente d'expliquer ces mouvements de population en prétendant que plus de 150.000 réfugiés congolais sans papiers vivent en dehors des camps officiels. Néanmoins, même s'il est vrai que certains d'entre eux ont été chassés de leurs terres situées dans la forêt de Gishwati, pas même Kunda, au plus fort de sa rébellion, n'a soutenu de tels chiffres.

Au bout du compte, c'est au gouvernement de la RDC qu'il incombe la responsabilité de vérifier l'identité de ceux qui prétendent être des citoyens congolais, mais de nombreux analystes ont fait remarquer que le gouvernement se préoccupe plutôt de ne pas compromettre les accords, publics et privés, qu'ils a avec le CNDP.
Faisant allusion à la domination du CNDP, un diplomate étranger a dit à RI : Doit-on essayer de stabiliser l'occupation ? "(…)

Voilà les faits, la vérité, les enjeux réels de la crise qui sévit à l'Est de la RDC ! Il s'agit d'un véritable plan d'occupation des provinces du Sud et Nord Kivu dans le seul but de les annexées au Rwanda ! L'examen des faits met clairement en lumière les intentions malveillantes du Rwanda. Si la bonne foi de la communauté internationale a été surprise au début de la guerre, cela aussi du fait du génocide rwandais, cela ne peut pas en être le cas maintenant. Il faut donc se débarrasser de certains mensonges véhiculés dès le début de la guerre en octobre 1996 : Les mensonges sur une prétendue "révolte des banyamulenge" et les pseudo-rébellions.


Tous les observateurs attentifs savent qu'un "accord occulte" existe entre Paul Kagame et « Joseph Kabila » en vue de favoriser l'occupation des terres par les populations rwandaises, le pillage des ressources minières, et in fine, le rattachement des territoires de l'Est au Rwanda par le mécanisme de l’autodétermination par la voie référendaire.

Aujourd'hui, la duplicité de « Kabila » ne souffre d'aucun doute, agent de renseignement de l'armée patriotique rwandaise, il refuse de mettre sur pied une armée républicaine, restructurée intégrée, capable de restaurer la paix et la sécurité sur toute l'étendue du territoire congolais (Cf rapport de l'UE du 11/01/2006 présenté par Carlo de Filippi) !

Contrairement aux exigences démocratiques de transparence et de vérité, le peuple congolais a été interdit lors de la campagne électorale de 2006, d'engager tout débat sur sa personne. Et pourtant, à l'instar d'autres peuples, le peuple congolais n'a t-il pas le droit (ou le devoir) de connaitre à propos de ses dirigeants, qui est qui, qui a été qui, qui a fait quoi ? Lorsque l'on évoque les questions de l'imposture au sommet de l'État congolais, de fraude, de mensonge, de duplicité, de trahison dans le chef de « Kabila » cela n'est pas du racisme, ni de la xénophobie, ni un débat identitaire ! Car aucun pays au monde, aucun peuple, aucun système politique, aucune démocratie n'admet ces forfaitures. Ni le temps, ni les élections de 2006, ni aucune autre circonstance n'absout l'imposture. Par ailleurs, la constitution congolaise en vigueur pose des conditions strictes pour la fonction du président de la République.
N'en déplaise à certains, les patriotes résistants congolais continueront de dénoncer ces faits gravissimes. Aujourd'hui les élections ne constituent pas l'enjeu crucial, la priorité des priorités c'est l'existence de l'État congolais, son intégrité territoriale, le devenir collectif du peuple congolais, bref: c'est le destin de la RDC qui est en péril ! Il n'existe aucun peuple au monde qui a été libéré par les élections !

Face à ce péril imminent, il revient aux congolais seuls d'y mettre un terme ! Notre génération n'est pas disposé à souscrire à l'humiliation, à l’assujettissement, elle n'acceptera pas l'inacceptable, elle est décidée à se prendre en charge, d'utiliser tous les moyens à sa disposition afin de prendre son destin en main.

Aussi, par notre voix les patriotes congolais formulent les vœux ardents que cette modeste réflexion vous aidera à mieux cerner les vraies raisons de la crise qui déchire depuis plus d’une décennie la RDC. Puisse-t-elle éclairer votre compréhension des préoccupations légitimes du peuple congolais et de sa ferme détermination à mettre définitivement fin à ce complot.


Paris, le 16 mai 2011
Maitre NDALA WA NDALA
Vice-président national de l’APARECO

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