Thursday, July 21, 2011

Et d'apres Joseph Kabila nous nous truovons dans un pays qui est democratique !

MAKELA "E-MAK"

FLASH ! FLASH ! FLASH !
SCANDALE A L’AEROPORT INTERNATIONAL DE NDJILI :
Eric MAKELA arrêté par les services de sécurité pour son combat au coté de Jean Claude Vuemba et Etienne Tshisekedi
KINSHASA (AGENCE RUWE) 21 juillet 2011- 10h50’GMT
Le secrétaire national du Mouvement du peuple congolais pour la république chargé de l’extérieur et de la jeunesse a été arrêté mercredi par les agents de l’Agence Nationale des Renseignements et la Direction générale des migrations alors qu’il devait prendre son avion pour Paris. Les agents de sécurité ont fouillé ces bagages où ils ont trouvé des prospectus sur le partenariat entre le MPCR de Jean Claude Vuemba et L’UDPS d’Etienne Tshisekedi qu’il devait amener en Europe. ‘‘Pourquoi défends-tu Tshisekedi et Vuemba au lieu de défendre Kabila. Vous voulez que ces gens gagnent aux élections’’, a tonné un agent de L’ANR dans le local où se situe leurs bureaux à l’aéroport de Ndjili. MAKELA a été verbalisé près de cinq heures sur les intentions du partenariat MPCR-UDPS pour les élections de 2011.‘‘ Vous devez comprendre que nous ne vous lâcherons pas monsieur, continuez à défendre Vuemba, vous verrez’’, a ajouté le responsable de l’ANR-Ndjili. Pourtant, un coup de fil a été passé, pour savoir s’il devait être libéré mais la réponse du numéro 1 des renseignements de la ville de Kinshasa a trainé jusqu’à ce que le régulier de la compagnie Air Maroc soit parti. En dépit de ce calvaire, le brillant secrétaire national du MPCR a dit ne pas en vouloir aux gens qui l’ont arrêté. Pour lui, ce comportement présage que les forces de Kabila militent pour des élections non apaisées. ‘‘Je ne pense pas qu’au moment où nous allons vers les élections qu’il y ait de tels comportements. C’est déplorable que les Kabilistes refusent d’accepter les gens qui ne partagent pas leur vision’’, a dénoncé Eric MAKELA, pour qui l’alternative se trouve déjà à la porte et que l’opposition n’a qu’à pousser pour entrer. Après l’avoir fait rater le vol, les responsables des services de sécurité ont décidé de garder son passeport et son billet. Ils ont fini par les lui retourner après un deuxième coup de fil lequel a aussi autorisé sa libération. Le président du MPCR, Jean Claude Vuemba a condamné ces nouveaux dérapages du régime Kabila qui instrumentalise les services de sécurité à des fins politiciennes. ‘‘Les fonctionnaires de l’ANR et de la DGM doivent savoir que nous sommes dans un état en voie de la démocratie et que pour arrêter quelqu’un, ils doivent respecter les lois de la république’’, a averti Jean Claude Vuemba.
A l’aube des élections, menace le leader du MPCR, si de tels comportements se poursuivent, on ne saura pas qui va rétablir l’ordre s’il y a des affrontements entre congolais. ‘‘Nous voulons des élections apaisées, nous avons nos convictions et nous allons les défendre jusqu’au bout’’, déclare le leader du MPCR. Dans un récent communiqué, le bureau politique du MPCR avait décrié le retour en force des pratiques du MPR-parti Etat, malgré de nombreuses dénonciations de l’opposition. L’élu de Kasangulu a invité le gouvernement et particulièrement le vice-premier ministre en charge de l’intérieur d’inculquer les notions de la démocratie aux agents des services de sécurité. Le MPCR met en garde ceux qui tenteront d’inquiéter ces cadres et militants en cette période électorale. Eric MAKELA, lui, a été fiché par les services de sécurité mais le jeune turc affiche la détermination de défendre son parti en Europe ou à Kinshasa où il sera candidat à la députation nationale.

Saturday, July 16, 2011

LA CENI SIGNIFIE- T- ELLE la Clique des Elus pour Neutraliser notre Independance ?

Combien de preuves d'irregularites doivent etre prouvees pour que la CENI agisse?

Quand le recenssement de la population en RDC a ete fait?

Qui est congolais et qui ne l'est pas ?

Quand il a ete prouve que nos elections ont des bavures qui montrent que ces dernieres ne pourront etre impartiales, pourquoi vouloir a tout prix y aller ?

Questions legitimes que chaque congolais conscient devrait se poser.

VOICI CE QU'IL DENONCAIT HIER! QUAND EST IL AUJOURD'HUI ?

Colloque/ RDC:" Élections sous haute tension : Défis et enjeux" Le point de vue de l'APARECO

by Apareco Rdcongo on Tuesday, May 17, 2011 at 1:54pm
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Texte distribué lors du colloque sur la République démocratique

du Congo à l’Assemblée nationale à Paris le lundi 16 mai 2011




A l'invitation de Noël Mamère, député de Gironde / France


Mesdames, Messieurs,

L'Alliance des patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) est une plate forme politique de résistance congolaise contre l'occupation étrangère, le pillage des ressources minières et le processus de balkanisation du territoire national de la RDC. Sous la direction de son président national, Monsieur Honoré Ngbanda Zambo ko-Atumba, l'APARECO s'inscrit dans la voie de la résistance patriotique.

Les sujets à l'ordre du jour de ce colloque ne pourront pas être traités efficacement sans une analyse objective de la situation réelle de la RDC, tant sur le plan politique, militaire et sécuritaire. Depuis l'agression militaire en octobre 1996, par la coalition de plusieurs armées étrangères de certains pays voisins, la RDC connait une situation politique, sécuritaire et humanitaire dramatique avec 5 millions des victimes selon les chiffres les moins pessimistes.
Plusieurs accords ont été conclus, les rencontres politiques organisées, les opérations militaires concoctées en vue de résoudre la crise qui sévit dans la partie orientale de la RDC, à savoir : L'Accord de Lusaka, la Conférence internationale sur la région des Grands lacs, l'Accord tripartite, l'Accord de Nairobi, l'Accord d'Addis Abeba, la Table ronde pour la paix et le développement au Kivu, les Opérations Umoja wetu I et II, l'Opération Amani leo, les Opération kimia I et II, etc. Force est de constater que toutes ces initiatives n'ont apporté ni la paix, ni la sécurité, ni la stabilité, ni la démocratie !

Franchement posons-nous la question, quelles sont les raisons de cet échec ? Si la communauté internationale continue de faire sa "politique de l’Autruche", c'est-à-dire, à ne voir que ce qu'elle veut bien voir et à n'écouter que ce qu'elle veut bien écouter, il n'y aura aucune paix durable ! Aujourd'hui comme hier, d'aucuns continuent volontairement ou involontairement - nous disons à dessein - à faire un mauvais diagnostic des raisons de cette crise.
Ces gens considèrent l'incapacité de l'État congolais à assumer ses fonctions régaliennes de sécurité intérieure et extérieure, à exercer son autorité sur l'ensemble du territoire national comme étant simplement l'incompétence du gouvernement actuel. A tort, ces gens s’imaginent que les prochaines élections de décembre 2011 apporteront une solution à cette situation. Que les étrangers puissent penser ainsi c'est une chose, mais que certains congolais souscrivent à cette idée là c'est soit de l'irresponsabilité, soit de l'insouciance, soit de l’égoïsme. Cela est grave !
Faut-il le rappeler, un mauvais diagnostic de la maladie ne conduit-il pas à un mauvais traitement, alors qu'un bon diagnostic conduit à un bon traitement. Ici, je voudrais m'appuyer sur un récent rapport de l’ONG Refugees International daté du 20 avril 2010 et intitulé : « RD Congo : retours compromis dans les zones instables » http://www.refugeesinternational.org/sites/default/files/041910%20french.pdf . Que dit ce rapport :


(…) "Depuis un an, la stratégie militaire du CNDP a également été guidée par un désir de s'emparer et de rassembler des pâturages dans le territoire de Masisi.


En plus de ces intérêts territoriaux, le CNDP cherche à garantir des caractéristiques démographiques avantageuses pour ses supporteurs hutu et tutsi, appelés "rwandophones" en politique. Grace à des tactiques d'intimidation, le CNDP a réussi à forcer dehors la majorité des non-rwandophones de villes auparavant hétérogènes ethniquement, par exemple Rubaya et Mushake.

Lors d'une mission récente au Nord Kivu, refugees International a appris que des rwandais essayaient de se faire passer pour des réfugiés congolais rentrant chez eux, dans les des zones sous la protection du CNDP.

A Bwiza, un représentant du CNDP a rapporté à RI qu'approximativement 5000 réfugiés spontanément étaient arrivés dans sa localité en provenance de camps du HCR au Rwanda. cependant, des sources locales ont appris à RI que plus de la moitié de cette population est en fait constituée de hutu rwandais, ce qui crée un doute sur le fait qu'il s'agisse bien de réfugiés rentrés chez eux étant donné que seuls des Tutsi congolais vivent dans les camps au Rwanda.

Les mouvements de population depuis le Rwanda semble renforcer le contrôle du CNDP à travers le territoire de Masisi ainsi que leur place aux élections locales prochaines. La proposition de création de différents niveaux de conseils et autres institutions administratives donnerait davantage d'autonomie et d'influence au CNDP sur les chefs traditionnels et d'autres groupes ethniques. Historiquement, on ne connait pas de terre ancestrale aux Tutsi et Hutu dans l'Est de la RDC. Ils ont par conséquent du vivre en tant que visiteurs, sous l'autorité des chefs coutumiers d'autres groupes ethniques. Cependant, grâce à sa stratégie pour le contrôle des terres et mouvement de population, le CNDP vise à créer des zones de facto indépendantes. Selon le HCR, le nombre de réfugiés dans les camps officiels au Rwanda n'a pas diminué. Le gouvernement rwandais tente d'expliquer ces mouvements de population en prétendant que plus de 150.000 réfugiés congolais sans papiers vivent en dehors des camps officiels. Néanmoins, même s'il est vrai que certains d'entre eux ont été chassés de leurs terres situées dans la forêt de Gishwati, pas même Kunda, au plus fort de sa rébellion, n'a soutenu de tels chiffres.

Au bout du compte, c'est au gouvernement de la RDC qu'il incombe la responsabilité de vérifier l'identité de ceux qui prétendent être des citoyens congolais, mais de nombreux analystes ont fait remarquer que le gouvernement se préoccupe plutôt de ne pas compromettre les accords, publics et privés, qu'ils a avec le CNDP.
Faisant allusion à la domination du CNDP, un diplomate étranger a dit à RI : Doit-on essayer de stabiliser l'occupation ? "(…)

Voilà les faits, la vérité, les enjeux réels de la crise qui sévit à l'Est de la RDC ! Il s'agit d'un véritable plan d'occupation des provinces du Sud et Nord Kivu dans le seul but de les annexées au Rwanda ! L'examen des faits met clairement en lumière les intentions malveillantes du Rwanda. Si la bonne foi de la communauté internationale a été surprise au début de la guerre, cela aussi du fait du génocide rwandais, cela ne peut pas en être le cas maintenant. Il faut donc se débarrasser de certains mensonges véhiculés dès le début de la guerre en octobre 1996 : Les mensonges sur une prétendue "révolte des banyamulenge" et les pseudo-rébellions.


Tous les observateurs attentifs savent qu'un "accord occulte" existe entre Paul Kagame et « Joseph Kabila » en vue de favoriser l'occupation des terres par les populations rwandaises, le pillage des ressources minières, et in fine, le rattachement des territoires de l'Est au Rwanda par le mécanisme de l’autodétermination par la voie référendaire.

Aujourd'hui, la duplicité de « Kabila » ne souffre d'aucun doute, agent de renseignement de l'armée patriotique rwandaise, il refuse de mettre sur pied une armée républicaine, restructurée intégrée, capable de restaurer la paix et la sécurité sur toute l'étendue du territoire congolais (Cf rapport de l'UE du 11/01/2006 présenté par Carlo de Filippi) !

Contrairement aux exigences démocratiques de transparence et de vérité, le peuple congolais a été interdit lors de la campagne électorale de 2006, d'engager tout débat sur sa personne. Et pourtant, à l'instar d'autres peuples, le peuple congolais n'a t-il pas le droit (ou le devoir) de connaitre à propos de ses dirigeants, qui est qui, qui a été qui, qui a fait quoi ? Lorsque l'on évoque les questions de l'imposture au sommet de l'État congolais, de fraude, de mensonge, de duplicité, de trahison dans le chef de « Kabila » cela n'est pas du racisme, ni de la xénophobie, ni un débat identitaire ! Car aucun pays au monde, aucun peuple, aucun système politique, aucune démocratie n'admet ces forfaitures. Ni le temps, ni les élections de 2006, ni aucune autre circonstance n'absout l'imposture. Par ailleurs, la constitution congolaise en vigueur pose des conditions strictes pour la fonction du président de la République.
N'en déplaise à certains, les patriotes résistants congolais continueront de dénoncer ces faits gravissimes. Aujourd'hui les élections ne constituent pas l'enjeu crucial, la priorité des priorités c'est l'existence de l'État congolais, son intégrité territoriale, le devenir collectif du peuple congolais, bref: c'est le destin de la RDC qui est en péril ! Il n'existe aucun peuple au monde qui a été libéré par les élections !

Face à ce péril imminent, il revient aux congolais seuls d'y mettre un terme ! Notre génération n'est pas disposé à souscrire à l'humiliation, à l’assujettissement, elle n'acceptera pas l'inacceptable, elle est décidée à se prendre en charge, d'utiliser tous les moyens à sa disposition afin de prendre son destin en main.

Aussi, par notre voix les patriotes congolais formulent les vœux ardents que cette modeste réflexion vous aidera à mieux cerner les vraies raisons de la crise qui déchire depuis plus d’une décennie la RDC. Puisse-t-elle éclairer votre compréhension des préoccupations légitimes du peuple congolais et de sa ferme détermination à mettre définitivement fin à ce complot.


Paris, le 16 mai 2011
Maitre NDALA WA NDALA
Vice-président national de l’APARECO

Quelle est la position de la Chine en Afrique ?

POLITIQUE NATIONALE
La Chine applique en Afrique sa propre stratégie de développement
Par Le Potentiel
Questions à Deborah Brautingam, Professeur à American University (New York), auteur de « The Dragon’s gift » The real story of China in Africa, Oxford University Press, 2009
Quelle est la marge de manœuvre d’un pays tel que le Congo, lorsqu’une puissance comme la Chine lui propose un crédit de 9 ou 10 milliards de dollars afin de se doter d’infrastructures?
Il n’y a rien de surprenant à ceque les négociations aient été empreintes de suspicion ; elles ont duré longtemps, les accords ont été difficiles à conclure… Il y avait déjà eu un précédent, où un riche pays d’Asie avait prêté de l’argent, promis des investissements et des transferts de technologie, en échange de matières premières dont il avait besoin, du charbon entre autres : c’est le « deal » qui avait été conclu autrefois entre le Japon et une Chine qui sortait du sous développement, disposait de matières premières et avait besoin de tout le reste. C’est ce qui s’appelle la « voie asiatique » : alors que les Occidentaux mettent l’accent sur la bonne gouvernance, la démocratie et en font une priorité, les Asiatiques croient que le développement est lié aux infrastructures, lesquelles permettent le développement des échanges, du commerce et donc de la production…
En Afrique, la Chine, qui se souvient d’avoir elle-même été un pays en développement, et qui a encore du chemin à faire dans les zones rurales, entend mettre en œuvre sa propre expérience, pas si ancienne…
Depuis combien de temps étudiez vous cette « voie asiatique » ?
Depuis plus de trente ans je voyage en Chine, je parle le chinois et j’ai assisté aux changements de cette société. La Chine aujourd’hui se tourne vers l’Afrique, de la même manière que naguère le Japon avait entrepris de développer la Chine, la Corée du Sud…Aujourd’hui les élèves ont égalé le maître, suivant l’enseignement de Confucius, et les Asiatiques croient que ce décollage qui a été possible chez eux peut être envisagé pour l’Afrique également. Pour eux, l’Afrique n’est pas un « basket case » un cas désespéré, mais une opportunité d’investissements, d’échanges, de profits mutuels. Sur ce sujet, il n’y a pas de concurrence entre pays asiatiques : la Chine, la Corée du Sud et même Taïwan se concertent à propos de l’Afrique…
Quelle est la différence entre l’attitude des Européens et celle des Chinois ?
Les gouvernements occidentaux assurent qu’ils aident l’Afrique, par des dons ou des prêts à taux d’intérêts très bas. Ils posent des conditions en matière de gouvernance, de droits de l’homme, envoient des coopérants, des experts, qui vivent dans des conditions très au dessus de celles des populations locales et multiplient rapports coûteux, séminaires et autres ateliers dispendieux. Mais ils ne pratiquent pas de transferts de technologie et sont focalisés sur certaines matières premières dont ils ont besoin, le pétrole, les produits miniers.
Pour les Chinois, tout est intéressant, tout peut faire l’objet d’échanges : le cacao du Ghana, les arachides du Sénégal…La Chine de consent pas de prêts concessionnels : tout doit être remboursé, car il s’agît d’accords commerciaux. Mais le remboursement peut se faire sous forme de livraisons de pétrole dans le cas de l’Angola, de produits miniers ou agricoles. De cette manière, l’argent ne circule pas, les coûts sont moindres, les possibilités de détournement, de corruption très réduites.
En Afrique, les Chinois vivent dans des conditions beaucoup moins coûteuses que les Européens, ils sont moins exigeants et les salaires qu’ils paient sont beaucoup plus bas.
Mais surtout, la Chine donne aux pays africains les moyens de rembourser les prêts consentis : en investissant dans les moyens de production, les infrastructures, les Chinois estiment que les ressources générales du pays vont augmenter, et donc, en même temps, les capacités de remboursement, et, plus largement, le pouvoir d’achat de la population. Ce qui permettra à cette dernière d’acquérir… des produits chinois…
Les articles chinois que l’on vend en Afrique sont de très mauvaise qualité..
Cela est du au fait que le pouvoir d’achat des Africains est encore très bas. On leur vend donc des articles de consommation courante de troisième catégorie. Mais la Chine peut faire mieux : ce qu’elle vend sur le marché américain ou européen est de qualité supérieure, car le pouvoir d’achat est beaucoup plus élevé. Dès que les Africains auront plus de moyens, on leur enverra des produits de meilleure qualité : avec les Chinois, tout est d’abord question de business…
A la suite des pressions du Fonds monétaire international, qui redoutait un nouvel endettement, le crédit chinois qui, en république démocratique du Congo devait financer les infrastructures est passé de 6 milliards de dollars à 3 milliards. Le montant initial pourra-t-il être rattrapé ?
Je ne le crois pas et je le regrette : l’accord initial prévoyait trois milliards d’investissements dans le secteur minier, six dans les infrastructures. Cela faisait partie d’un deal global et il a été amputé au détriment du Congo, sous la pression des Occidentaux. D’autres prêts pourront être consentis, mais plus aux mêmes conditions. Il faut savoir aussi que c’est la Chine qui a pris tous les risques : les travaux d’infrastructures ont déjà commencé, on voit les Chinois à l’œuvre partout, alors que l’exploitation minière, qui devra permettre de rembourser ces travaux, n’a pas encore débuté…
On a accusé la Chine de vouloir rendetter des pays comme la RDC ; c’est théoriquement exact, à ceci près que la Chine entend aussi multiplier les investissements productifs afin de donner à ces pays les moyens de la rembourser. Quant au manque de transparence, c’est un faux argument : les contrats signés au Congo avec certaines sociétés occidentales ne sont pas transparents non plus. Et dans un pays comme le Niger, l’un des plus pauvres d’Afrique, il faudra tout de même m’expliquer comment il se fait que la société française Areva, qui exploite l’uranium depuis 40 ans, ne contribue pas plus à l’économie du pays que les exportateurs d’oignons…
Il se dit souvent que la Chine envoie en Afrique des prisonniers, des gens privés de liberté, qui doivent accepter des contrats de trois ans…
Je connais cette rumeur, j’ai essayé de la vérifier, mais je n’y suis jamais parvenue. Ce qui est vrai, c’est qu’une partie des salaires des ouvriers des grandes sociétés est payée en Chine, il s’agît donc d’une sorte d’épargne forcée..
La Chine est aussi accusée de vouloir acheter en Afrique de vastes terres cultivables, pour y produire de la nourriture…
Cela aussi c’est une légende : plusieurs de ces projets ont été abandonnés, tout simplement parce qu’ils n’étaient pas rentables, les coûts de transport étant trop chers. La Chine préfère produire de la nourriture pour sa population dans des pays d’Asie, plus proches géographiquement…
Alors que les autorités de Kinshasa voulaient développer rapidement leur pays, avaient elles un autre choix que se tourner vers la Chine ?
Elles n’avaient pas de meilleur choix, tous les autres étaient pires. Alors que ce pays sortait de la guerre, que tout était détruit, que l’Occident avait peur de s’engager, ce sont les Chinois qui ont fait le pari… Comment l’Europe aurait-elle pu relever le défi ? La seule mise à niveau de l’Allemagne de l’Est absorbe 62 milliards d’euros par an, pendant dix ans : les priorités de l’Europe se situent ailleurs et les Congolais, qui ne voyaient rien venir, ont été obligés de se tourner vers la Chine. Sinon, ils attendraient encore…
COLETTE BRAECKMAN/ LE SOIR

Friday, July 15, 2011

ETES-VOUS D'ACCORD AVEC L'ANALYSE DU POTENTIEL EN CE QUI CONCERNE L'AVENIR DE NOS ELECTIONS ?

Agitations, interférences

Elections 2011 : attention à la confusion

Par Freddy Monsa Iyaka Duku




Tout le monde s’affaire autour des élections 2011. Même si le spectre d’un report est de plus en plus manifeste. Alors, de nouveaux mots apparaissent : Néologisme politique oblige. « Elections apaisées » risquent de supplanter « Elections transparentes, crédibles, démocratiques », les mots-clés de toute organisation électorale. Qu’est- ce à dire, «Elections apaisées »? …. Attention à la confusion face à l’agitation et aux interférences là où la sérénité et le mieux savoir-faire devraient être de rigueur.

Le déficit politique serait à la base du prochain dérapage significatif tout au long de ce processus électoral. En effet, avec la clôture de l’opération de révision du Fichier électoral, l’on vient d’emprunter l’un des derniers virages devant conduire aux urnes.
C’est dire que la période actuelle est délicate qu’il y a lieu de bien manœuvrer le navire pour conduire le processus électoral à terme et à bon port. On pourrait, dans un premier temps, saluer les préoccupations des autorités tant administratives, politiques que ces élections 2011 soient une réussite. D’où ces rencontres à différents échelons appelant les hommes politiques à des « élections apaisées ». Certaines chancelleries ont même emboité le pas, s’appuyant sur le même vocabulaire pour appeler les uns et les autres à éviter tout dérapage.
Mais c’est ici que l’on doit s’abstenir de toute confusion, comme si chacun ne savait pas exactement ce qu’il doit précisément faire. Il revient, bien sûr, à l’autorité administrative d’assurer l’ordre et la sécurité publique. Ce n’est pas au nom des « élections » que les personnalités politiques doivent se mettre au-dessus de la loi pour se permettre des actes de folie, de vandalisme, au pire exercer des voies de fait portant atteinte à l’intégrité physique de paisibles citoyens, et au bout du compte, menacer la stabilité des institutions tant nationales que régionales.
Ceux qui incarnent l’autorité de l’Etat doivent exercer leur mission régalienne en brandissant tout simplement, sans pression, les lois de la République. Car, chaque homme politique, comme tout citoyen, est censé connaître les lois de son pays. Les ignorer, 51 ans après l’accession du pays à l’ indépendance, justement parce qu’il s’agit des élections, c’est porter atteinte à la construction d’un Etat de droit.
Pour le cas d’espèce, il s’agit des élections transparentes, crédibles et démocratiques qui sous-tendent tout climat de sérénité, d’apaisement. Et ceux qui sont engagés dans la course, dans la perspective d’exercer le pouvoir, doivent le savoir mieux que quiconque, de manière à mieux conscientiser leurs sympathisants à respecter les règles du jeu, les lois du pays pour qu’ils expriment un « choix libre » qui favorise la stabilité, la paix et le développement. Il n’y a pas si longtemps, Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, a énuméré ces mots-clés lors de son discours d’ouverture de la 37è session de l’Assemblée parlementaire francophone, APF, qui s’est tenue à Kinshasa. Il faisait allusion aux élections 2011 et ne s’est pas appuyé sur ce que nous appelons néologisme ; «Elections apaisées ». Que ceux qui organisent ces élections et sont engagés dans la compétition électorale, ne nous donnent pas l’impression de n’avoir rien entendu.
CENI : UN CADRE DE CONCERTATION
Cette surdité politique, si elle s’avérait exacte, est lourde de conséquence. Il serait désormais acquis que «l’hyperpolitisation » risque de causer du tort aux élections 2011. D’où ces agitations et ces interférences qui font le lit de la dichotomie politique.
Le respect des lois du pays est de la compétence de l’autorité administrative et politique. Mais l’organisation des élections est du ressort exclusif de la Commission électorale nationale indépendante, CENI.
D’où son caractère d’indépendant. S’il faut donc parler des «élections apaisées », passez-nous ce terme en vogue, il revient à la CENI d’appeler toutes les parties concernées au respect des règles du jeu. Elle dispose à ce sujet des éléments juridiques appropriés : la Loi électorale, le Code de bonne conduite auquel tout le monde doit absolument s’y souscrire et respecter, faute d’une disqualification éventuelle. Nul n’a le droit de fouler au pied ces instructions pour faire confiance à une quelconque autorité administrative. C’est à la CENI de s’appuyer sur des services spécialisés de l’Etat, conformément à sa mission électorale, afin que le processus électoral se déroule dans de meilleures conditions.
Tout doit se passer comme lors des rencontres sportives. Chaque équipe connait les règlements de la compétition, et l’ arbitre, (la CENI), assure le bon déroulement de la partie en étroite collaboration avec ses commissions spécialisées. Dans l’hypothèse d’un litige, celles-ci statuent conformément aux règlements. Le chef de division, le ministre des Sports n’interviennent que lorsque le conflit déborde le cadre sportif. Jusqu’à preuve du contraire, ils continuent à faire confiance à la fédération sportive.
La CENI est tout cela à la fois. Mieux, la CENI, en elle-même, est déjà un «cadre permanent de concertation ». En créer un autre, c’est chercher à multiplier les « centres de décisions ». Ce qui affectera la crédibilité de la CENI.
Si cette dernière a été mise en place de façon consensuelle, on ne peut que lui faire confiance. Cependant, la dure réalité politique est telle que ceux qui sont au « pouvoir », à savoir « majorité et opposition institutionnelle » actuelles, ont voulu « se servir » par instinct politique de conservation de pouvoir à telle enseigne que la CENI est porteuse des germes des «élections non-apaisées ». S’ils n’ont pas le réflexe de « sursaut d’orgueil national », ils seront inévitablement rattrapés par l’histoire, car, ont-ils déjà dénaturé le « VOTE 2011 » et faussé le « VERDICT 2011 ». C’est tout dire.

QUI EST ETIENNE THSISEKEDI ?


             Étienne Tshisekedi wa Mulumba, ne à Kananga (anciennement Luluabourg) en 1932, est un homme politique de la République démocratique du Congo (RDC), ancien premier ministre du Zaïre (ancien nom de la RDC) et président de l'Union démocratie et le progrès social (UDPS). Il est d'origine luba.Tshisekedi obtient son diplôme de docteur en droit à l'université Lovanium de Kinshasa en 1961, devenant ainsi le premier diplômé en Droit du Congo.
             
En 1960, il devient membre du collège des Commissaires généraux, le gouvernement provisoire mis en place par Joseph- Désiré Mobutu après son coup d'État. Il devient l’adjoint du commissaire à la Justice de Marcel Lihau.
               
De 1961 et 1965, Étienne Tshisekedi est le recteur de l'École nationale de droit et d’administration (ENDA) et en même temps assiste le gouvernement congolais.
 
En 1965, il sera nomme ministre de l'intérieur et des affaires coutumières du Président Joseph-Désiré Mobutu.
 
En 1967, il prendra part à la rédaction de la Constitution congolaise. Durant cette même année, le conclave de Nsele aura lieu. Monsieur Etienne Tshisekedi rédige, avec Mobutu, Justin Bomboko et Singa Udjuu, le manifeste de la Nsele qui donnera naissance au Mouvement populaire de la Révolution. Le parti unique de la seconde république voit sa création. Des divergences d’opinions entre Mobutu et Thsisekedi sont de plus en plus fréquentes.
 
En 1980, le président de l'Assemblée nationale, Kalume meurt. Mobutu nomme Nzondomio Adokpelingbo comme remplaçant et par cet acte fait un affront a Thsisekedi qui est le remplaçant légal.
 
En décembre 1980, Tshisekedi et d'autres parlementaires rédigent une lettre ouverte à
Mobutu qui sera connue dans l’histoire comme étant : « la lettre des 13 parlementaires ».
 
En 1982, Etienne Tshisekedi avec l’aide d’un groupe va fonder l'UDPS. Le Zaïre refusant le multipartisme, Thsisekedi par ce geste rentre officiellement dans l’opposition.  
 Il s’en suivra plusieurs arrestations et emprisonnement des membres de ce parti et malheureusement mort d’hommes aussi.
 
En 1990 au cours des instabilités politiques de cette année, par la création de la Conférence Souveraine, Etienne Tshisekedi ressurgit sur la scène politique. Ce forum national élit Tshisekedi premier ministre le 15 août 1992.
La communauté internationale sanctionne ce choix et lui préfère Kengo Wa Dondo Mobutu démet Tshisekedi de son poste de premier ministre le 5 février 1993.
 
Du 2 au 9 Avril 1997, Thsisekedi après la chute de Mobutu et du Zaïre, et va profiter du vide politique pour redevenir premier ministre, poste qu’il perdra une fois Laurent Kabila prendra le pouvoir. Il va refuser d'entrer dans le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en 1997 et dans le Gouvernement de transition en 2003.
 
En Décembre 2005, il boycottera le referendum de la troisième république et aussi les élections de 2006.